le samedi 07 juin 2008

Fin.

Deux ans.
 
 
C'était le Mercredi 7 Juin 2006, première fois que j'ai écouté le calme des écuries, entendu seulement les oiseaux chanter, tiré un premier trait sur ces neuf années de club, mais surtout, première fois que j'ai vu ce Gros Poney qui m'aura enchantée, enchantée plus que tout. Qui m'aura rendue tellement, tellement heureuse. 
 
Il s'est passé un nombre incalculable de moments extraordinaires que je ne pourrais jamais oublier. Des débuts laborieux, mais tellement enrichissants. Deux années de progression lente, aboutissant à quelque chose que je ne pourrais même pas expliquer.
 
Car comment expliquer, comment dévoiler ce sentiment qui mêle à la fois bonheur, amour, admiration, fierté, confiance, subtilité, travail, difficultés, tendresse, joie.
C'est un sentiment que je n'ai jamais retrouvé nul part ailleurs qu'en équitation, nul part ailleurs qu'avec Rebel. Je sais que tout cela parait presque puéril, comme une gamine à qui l'on offre une poupée de chiffon et qui en serait obsédée au point d'y penser à chaque seconde de temps libre, une poupée qui occuperait une place démesurée par rapport à ce qu'elle semble être. Semble être. Aux yeux des personnes extérieures, ce n'est pas grand'chose, juste un passe-temps, un loisir. Mais pour moi, cette poupée de chiffon qui porte le nom de Rebel n'est pas juste une poupée de chiffon. Ce n'est pas juste un poney. Ce n'est pas juste une activité. Ce n'est pas juste me dire "je fais du cheval". C'est un lien au-delà de mots, au delà des phrases. C'est cette sensation qui te prend aux tripes, qui devient une partie de ton corps, essentielle à ton équilibre, oui, une drogue en quelque sorte. C'est un bonheur inexprimable, aussi pur et simple que complexe. Une mise à nu, une mise au jour. La découverte de sensations et de sentiments qui n'existent que lorsque nous galopons à cru à travers les champs, sans autre liaison que celle du corps-à-corps. Sans artifice. Sans sourire qui sonne faux, sans sous-entendu. Avec Lui c'est juste comme ça. Il me donne tout, je lui donnes tout. Mais tout ça, ça ne se fait pas avec un petit claquement de doigt. C'est quelque chose de long, aussi long que profond. On ne s'imagine pas de ce que peut-être la confiance entre un cheval et son cavalier quand on ne ressent pas soi-même cette confiance. Et pourtant je sais que je suis loin de cette confiance totale, je sais qu'il y aurait encore beaucoup de voies à explorer. Pourtant, si quelqu'un m'avait dit il y a deux ans que tous les deux seuls entre les prés, je lancerai Rebel au galop, lâchant les rênes, sentant toute sa force, cette force tranquille, m'emmener dans un monde qui ne ressemble qu'à un rêve, je lui aurais simplement rigoler au nez. Car au-début, il y a la raison. La raison qui te dis que cela peut s'avérer dangereux, qu'il ne faut pas prendre de risque. Et puis au bout d'un temps, il y a la passion, simplement la passion et le plaisir. Brutes et foudroyants, qui prennent le dessus sur tout. Ces sentiments irraisonés qui te font faire ces actes que tu pensais impossibles. Tu dépasses toute forme de réflexion pour te laisser emmener dans une sensation, tu cesses d'écouter ton cerveau pour laisser s'exprimer ton coeur. Guidé par le ressenti, tu abandonnes toute sorte de raisonnement logique et rationnel pour te laisser emmener dans un monde qui devient juste un paradis.
 
Tu vois, Rebel, ces deux ans passés à tes côtés m'auront permis de comprendre ce que l'on appelle vraiment équitation. Ce n'est pas un sport, ce n'est pas un loisir, ce n'est pas un passe-temps. Non. C'est une manière de vivre, une façon de voir la vie, différente, plus profonde, plus intense. J'ai compris tellement de chose depuis. J'ai réfléchi, j'ai grandi, j'ai muri. Il n'y pas de mots pour décrire cette relation qui s'établit entre le cheval et son cavalier. « Avec Lui, c'est juste comme ça. Il me donne tout, je lui donnes tout ». Et je n'oublierai rien, rien, rien.
 
Et ce que l'on pourrait qualifier autant de pire que de meilleur, c'est que tout ça, ce n'est pas partageable. Il y a ces moments d'incroyable lien d'intimité inviolable entre cheval et cavalier qui ne sont pas compréhensibles une seule seconde. Ce n'est même imaginable. Deux ans passés à répéter ce dialogue incessant : « Alors, ça c'est bien passé avec Rebel? - Oui, oui, très bien. » Mais que pouvais-je dire de plus? Que pouvais-je exprimer avec autant de puissance que ces sensations que j'éprouve à tes côtés, Rebel? Comment faire comprendre cette jubilation intérieure si forte? Il est impossible de transmettre ce vécu. Impossible à décrire, impossible à imaginer, impossible à extérioriser. C'est ce qui en fait à la fois la magie et l'horreur. Vivre ces instants de silence alors qu'au fond de moi, je hurle de joie, je hurle de vie, je hurle de bonheur. C'est dur, parfois. Mais c'est beau, souvent.
 
 Je souhaite à quiconque de vivre un bonheur profond, intense, et infini tel que je l'ai vécu pendant ces deux années. Je sais, c'est redondant et lourd, et c'est vrai, j'avais raison, je suis incapable de mettre des mots sur tout ça. Incapable de décrire avec justesse l'exaltation de cette passion qui monopolise mes pensées, mes actes, qui coule dans mes veines et ne me quittera plus. Incapable de vous faire comprendre que je ne suis pas folle, mais que c'est quelque chose de terriblement plus fort que tout autre élément de ma vie. C'est égoïste de dire ça, je sais, mais c'est la vérité.
 
C'est juste merveilleux. Il faut le vivre.
Le vivre jusqu'aux larmes, le vivre jusqu'à l'épuisement, le vivre jusqu'au bout. 
Mais le vivre.
 
Et à relire tout ça, je me rends compte qu'en plus de n'avoir toujours pas réussi à exterioriser la passion dévorante qui m'emplit, j'en ai oublié le principal:
 
Rebel, tout simplement, merci, merci, merci.
Pour tout ce que tu m'as apporté, pour tout ce que tu m'as fait vivre, pour tout ce que tu m'as fait comprendre, merci.
Pour ton hénissement, pour ton regard, pour ton amour, merci.
Pour tous ces moments gravés à jamais en moi, merci.
Merci. 
 

Profiter de ces deux dernières semaines.

Et ne jamais, jamais oublier. 

 
 


Libres Expressions

 

1. lolabreizh  le 07-06-2008 à 16:42:40

Très bel hommage... Amitié

2. lucillle  le 07-06-2008 à 17:58:40

j'avoue belle dcélaration d'amour...dommage que rebel ne sache pas lire... =)

3. Flopi  le 08-06-2008 à 21:10:10

Ce que tu décris,c'est ce que j'aurais aimé pouvoir exprimer il y a un peu plus de 2 ans, quand Orsery hantais alors mes reves et mes plus belles journees de vacances. Tout ça sans n'avoir jamais posé les fesses sur son dos.

4. morry  le 08-06-2008 à 22:23:29

tu applique décidemmenbt bien le proverbe cher à ton coeur: "ne pleurt pas parcequ'une chose est finie mais sourit parcequ'elle est arrivée"

5. pomme-verte  le 09-06-2008 à 15:11:50

c'est juste magnifique ! mais qu'est il arrivé a rebel ??? pk tu ne le verra plus ?!

6. Leshaya  le 09-06-2008 à 23:37:44  (site)

Tu dois être la seule personne au monde à si bien écrire ce que je ressens vis à vis des chevaux. A chaque fois.
Tu trouves toujours les mots, même si tu dis que non, y'a toujours les bons mots, avec l'émotion derrière...

Trop forte tu es, jeune padawan! Rire

 
 
 
le vendredi 06 juin 2008

Voilà.

La fin d'une année que nous n'oublierons pas.
Du moins j'espère.
1èreS2 session 2007-2008, point final. 
 
 
 
Cette rentrée où pas un seul de nous ne s'est pas dit "p'tin de merde c'est quoi cette classe pourrie". 
 
Monsieur, on se voit ce soir?
Ah ça me parait tellement loin et tellement proche en même temps!
Madame La*ry, ces cours de français de rangement de classeur, d'écoutage de musique, de comatage intense, Ah Booon, Aaaah voilà. Monsieur Briens, ces heures de Maths mémorables, surtout celles du vendredi ; Marianne et son bonnet phrygien, Jean Marie Bigard, l'équerre défunte, des fous rires tellement cons que je ne me rapelle même plus de leurs sujets. Madame Hayrapian, accroche-décroche, la sortie géologique. Madame Roque, Bonyour, ces cours de Physique complètement mémorable, les zéros de Auréliiiie, bonjour Marie(s) et compagnie, Majid bourré, Madame Roque qui danse dans les couloirs, les contrôles plus ou moins râtés.
 
Arrêtez de jouer avec vos styloooooos!
 
Il y a tellement, tellement de souvenirs qui me reviennent et qui se bousculent que je suis incapable d'en ressortir ne serait-ce qu'un centième, de toute façon, ça serait inutile, nous les garderons! Un an de bonne humeur et de joie de vivre -presque- chaque jour, ça ne s'oublie pas comme ça...
 
Cette classe va ma manquer, je crois que ce fût une des meilleures, voir la meilleure année de ma scolarité.
 
Nous n'oublierons rien! 
 
J'espère. 
 

 

 


Libres Expressions

 

1. lucillle  le 06-06-2008 à 22:02:32

aaaaaaaaaaaaah!javai completemet oublié mme Rocque qui dansait ds le couloir!du coup jviens de me taper un fou rire tte seule devant mon ordi!!faut dire c'était tellement drôle!!!

2. morry  le 07-06-2008 à 14:08:39

notre dernière année à 3 les cocottes!
pas grave on aura toujours nos midi d'exclues...

3. wiki  le 14-06-2008 à 13:16:17

meme si j'arrêtais pas de m'en plaindre avec guillaume l'insu, et bah je l'ai trop lovvée cette classe héhé. et puis vive les fous rires, de deux choses l'une, "roxane tais toi", les interros de physiques grugées, l'orange aurélie, les cailloux, les jupes de marie, les "ahh vouaaala", les heures de latin passées à soupirer (moyennement regrettables mais un peu quand meme) pff plein d'autres trucs sérieux/Puériles/bêtes/méchants/stupides qui font que nous sommes des ados pubères et insuportables.

adieu 1ere S2 .
puis vive nous

4. tilt  le 14-06-2008 à 19:34:54

J'ai envie de dire surtout on se souviendra de ton rire, Margot qui domine celui de nous tous quand il se passe un truc -pas- drôle dans la classe =P

 
 
 
le jeudi 05 juin 2008

Je ne sais pas.

 
 
 
 
 
 
Oui, je sais...
 
 
 
 
 
 
 
 


Libres Expressions

 
 
 
le jeudi 05 juin 2008

Non, non c'est qu'en fait...

 

Margot, tu découpes vraiment trop bien les triangles.

Les pavages n'ont plus de secrets pour nous - ou presque.

 

Demain sera notre dernier jour en Première èsse Deux. [Haha]

*Bouh...déjà...* 

Le soir n'est pas un bon présage pour moi. J'ai jamais les idées heureuses.

C'est peut-être pour ça qu'on dit que le nuit porte conseil.

C'est entièrement vrai, pour ma part, j'ai l'impression d'être deux personnes différentes entre le moment où je me lève et le moment où je me couche.

Faudrait que j'arrête de tout retourner dans ma tête, ce serait tellement plus simple.

 

 

On est serré comme des... pommes de terre.

Vive mon langage! Non mais oh!

 

J'ai fait mes premiers kilomètres en conduite accompagnée.

Ma foi, ce fut assez comique. 

 

 

 


 
Le Redécouverte. Oui, c'est un peu ça... 

 
 

 

 


Libres Expressions

 

1. wiki  le 14-06-2008 à 13:17:14

t'as vu ça... mes doigts de fée des bucherons font des merveilles. Langue

 
 
 
le mercredi 04 juin 2008

Mais devine pourquoi!?

Non mais de toute façon, t'es tellement bornée que t'écoutes rien.
Du haut de tes seize ans tu crois tout savoir.
 
 Ah oui, et vous, du haut de vos cinquante balais vous croyez peut-être que vous, en revanche, vous savez tout? Que vous avez la vérité absolue sur tout? Qu'en ayant vécu trente ans de plus, vous pouvez m'empêcher d'avoir mes propres idées? Les idées fraiches, les espérances, les rêves des gamins de seize ans, vous pensez pas que ça pourrait faire un peu mieux passer la sauce? 
Non, la vérité est que vous êtes juste jaloux de constater que vous n'avez plus cet esprit. Cet esprit, certes un peu borné, mais qui a quand même l'avantage d'apporter quelques choses de neuf. Je n'ai pas toujours raison, mais au moins j'y crois.
 
Les parents n'acceptent même plus que leurs enfants puissent avoir des idées différentes des leurs. 
 
Bordel de merde, ça m'énerve m'énerve m'énerve m'énerve m'énerve.
.
 
ça:
 


 

 

 

et ça:

 
Pour me remonter le moral...
 
 
P'tin j'te jure, les jeunes et leurs révoltes à la con...
 


Libres Expressions

 
 
 
 

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